Paris gagnant ?
C’est le mercredi 10 février dernier que s’est rendue à Paris une délégation de notre association, pour une visite promise par notre député local et maire d’Evian M. Marc FRANCINA.
Dès notre arrivée à l’Assemblée Nationale, et après avoir retrouvé M. FRANCINA, nous avons rencontré dans la Salle des Pas Perdus M. Jean-Jack QUEYRANNE, président de la région Rhône-Alpes qui nous a, comme lors de notre dernière entrevue à Evian, reconfirmé son soutien le plus entier.
Après un repas convivial et délicieux, nous avons assisté à la séance publique des Questions au Gouvernement. Un grand moment de la vie de notre pays, à voir pour tous ceux qui en ont l’occasion.
Puis, en fin d’après-midi, nous avons rencontré le directeur-adjoint de cabinet de Dominique BUSSEREAU, M. Michel VERMEULEN a qui nous avons remis les 6’336 signatures de notre pétition. Après un exposé de la situation (fermeture de la ligne, projet, études, CEVA, RER franco-valdo-genevois...), nous avons le sentiment d’avoir été écoutés attentivement, car le dossier est bien connu à Paris. Et c’est toujours mieux de discuter avec des gens qui savent de quoi ils parlent !
Étaient présents dans la capitale :
- Benoit GRANDCOLLOT, président ;
- Joël GRANDCOLLOT, secrétaire
- Jean-Pierre CHARNEAU, membre du comité ;
- Michel DERIVAZ, ancien député au Grand Conseil valaisan, membre ;
- Lionel BRASIER, secrétaire général de l’ARDSL et de l’AEDTF ;
- Sigurd MAXWELL, vice-président d'ALP-Rail ;
- Madeleine SELO-ZENONI, conseillère municipale à St-Gingolph, membre ;
- Alain BERTRAND, membre.
Pendant que nous étions à Paris, le Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Chablais (SIAC) et de l’Organisme Intercantonal de Développement du Chablais (OIDC) ont publié un communiqué, que voici.
COMMUNIQUE
Action de l'association "Sauvons le Tonkin"
Les autorités régionales des Chablais français et suisse prennent acte de la remise ce mercredi 10 février 2009 à l'assemblée nationale à Paris, d'une pétition munie de plus de 6 000 signatures récoltées dans ce périmètre. La pétition demande la réouverture de la ligne ferroviaire du Sud Léman, dite ligne du Tonkin, entre St-Gingolph frontière et Evian-les-Bains, au trafic commercial de voyageurs. Cette pétition a pu être transmise aux plus hautes instances législatives de France, grâce à l'appui et à l'aide de Marc Francina, Député-Maire de la Ville d'Evian-les-Bains.
Tant le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais (SIAC rassemblant les 62 communes du Chablais français) que l’Organisme Intercantonal de Développement du Chablais (OIDC rassemblant les 29 communes du Chablais valaisan et vaudois) se réjouissent de la forte adhésion populaire au projet de réouverture de cette ligne, destinée à proposer, en complément à la mobilité individuelle, un service de transport en commun à l'usage de tous (riverains, étudiants, touristes, frontaliers…).
Avancement de l'étude préliminaire pour la réouverture de la ligne d’Evian-les-Bains à Saint-Gingolph (dite ligne du Tonkin)
Afin de permettre aux décideurs politiques de prendre une décision quant à l'avenir envisageable de la ligne ferroviaire du Sud Léman, une étude est en cours depuis septembre 2009. Lancée par le SIAC et l'OIDC, en partenariat avec la Région Rhône-Alpes et le canton du Valais, l’étude est également menée en collaboration avec les partenaires techniques : RFF et CFF.
L’étude devra chiffrer le coût de réhabilitation de l’existant, pour permettre de définir et évaluer les conditions techniques et financières pour une réouverture régulière de la ligne.
Sur cette base, les élus pourront faire le choix d'une variante d'exploitation qui corresponde aux ambitions locales et proposer l'intégration de ce projet dans le prochain contrat "Etat-Région", afin de passer par étapes à la phase d'études de détails, de mise à l'enquête puis de réalisation.
Les premiers résultats de l'étude seront présentés aux élus au mois de mars et ses conclusions sont attendues pour l’automne 2010.
Il s'agit de se préparer à répondre aux enjeux en matière de déplacements dans le Chablais et à destination du Valais, dans la perspective de la réalisation du CEVA (liaison Cornavin - Eaux-Vives – Annemasse) et du projet de RER franco-valdo-genevois. En effet, la région comprise entre Evian, Thonon et Annemasse va être raccordée d'ici à 2016 au futur RER franco-valdo-genevois, lequel offrira un très haut niveau de service à l'ensemble de la population de ce périmètre. Cette nouvelle impulsion apportée aux transports collectifs donnera ainsi une très bonne opportunité de réhabiliter aux mêmes horizons le barreau ferroviaire manquant entre Evian-les-Bains et la Suisse voisine, ce qui rétablira un itinéraire de transport public fiable et sûr, et qui offrira une réelle alternative de mobilité aux populations concernées du bassin du Sud Léman et du Chablais suisse.
Historique et rappel du contexte de réouverture de la ligne
La ligne ferrée d’Evian-les-Bains à Saint-Gingolph, dite ligne du Tonkin, a été construite dans les années 1880. Cette voie unique non électrifiée de 19 km reliant Evian à Saint-Gingolph a ensuite été fermée au trafic "voyageurs" en 1938 et au trafic "fret" en 1988. La ligne a ensuite été exploitée en train touristique jusqu’en 1999. Depuis, le trafic ferroviaire est totalement abandonné sur la ligne. L’entretien actuel de la voie permet d’éviter que la végétation n’envahisse progressivement l’emprise de la ligne. La convention fixant les modalités d’entretien parviendra à son terme en 2011.
La réouverture de la ligne du Tonkin s’inscrit dans la perspective d’un maillage ferroviaire fonctionnel sur l’intégralité du bassin lémanique. La nécessité de la réouverture de la ligne ferroviaire entre Evian et Saint-Gingolph a été démontrée et inscrite dans deux grands plans régionaux de référence : le Schéma Régional des Services de Transports de 2008 (Conseil Régional Rhône-Alpes) et dans le Schéma de cohérence lémanique des Transports de 2008 (Conseil du Léman). La réalisation de la liaison ferroviaire Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse et la prochaine mise en service du futur RER franco-valdo-genevois permettra de relier Genève à Evian-les-Bains selon une fréquence de 2 liaisons RER par heure.
Cette perspective relance les volontés de poursuivre la ligne ferroviaire vers le Valais voisin et ainsi « boucler le maillage ferroviaire » autour du Léman. La ligne constitue en effet le prolongement naturel du projet de desserte RER vers Saint-Maurice. Ce projet offre une complémentarité bienvenue aux déplacements par la route et permettra de lutter contre les phénomènes de saturation en période de pointe de la RD 1005 après Evian-les-Bains.